Aujourd'hui, le président américain Donald Trump a prononcé l'un des discours les plus controversés de mémoire récente lors de l'Assemblée générale de l'ONU à New York. Selon le Guardian, il a accusé l'ONU de financer des programmes qui encouragent les migrations et affaiblissent ainsi les pays occidentaux. Il a déclaré que l'ONU devrait arrêter les invasions, et non les financer. Il s'est montré particulièrement critique à l'égard de l'Europe, qu'il a décrite comme un continent confronté à de "graves problèmes" en raison de l'immigration clandestine. Son discours a également été émaillé de mots durs : "Je suis vraiment doué pour ça. Vos pays vont aller en enfer."

Selon Reuters, M. Trump a évoqué à plusieurs reprises la "crise des migrations incontrôlées" et a averti que les pays qui ne protègent pas leurs frontières perdent leur souveraineté et leur stabilité. Il a souligné la nécessité d'adopter des mesures plus strictes et a clairement indiqué qu'il estimait que les politiques actuelles échouaient. L'Associated Press rappelle que sa sortie contre les gouvernements européens intervient à un moment où la question migratoire divise à nouveau la scène politique locale et renforce les partis d'extrême droite.

Une grande partie du discours a porté sur la guerre dans la bande de Gaza. M. Trump a demandé instamment l'arrêt immédiat des combats et a appelé le mouvement terroriste Hamas à libérer tous les otages. Ce faisant, il a averti que la reconnaissance internationale du statut d'État palestinien serait considérée comme une "récompense" pour le Hamas, et non comme une voie vers la paix, selon l'agence AP. Reuters souligne que M. Trump a proposé que les États-Unis jouent le rôle de médiateur dans d'éventuels échanges d'otages et pourparlers sur le cessez-le-feu.

Mais le discours ne s'est pas limité à la migration et au Moyen-Orient. Selon le Guardian, M. Trump a vivement remis en question les conclusions de l'ONU sur le climat et a qualifié certaines initiatives environnementales d'"escroquerie verte". Il a également critiqué la dépendance énergétique de l'Europe à l'égard de la Russie et a averti que la faiblesse des politiques énergétiques et de défense contribuait à la guerre en cours en Ukraine. ABC News a ajouté que sa rhétorique était un mélange de patriotisme, de critiques acerbes des institutions et de coups de gueule contre ses adversaires politiques.

Les réactions de la presse internationale sont très diverses. Alors que les médias conservateurs américains, selon l'AP, ont loué sa "position ferme" et sa capacité à s'opposer à l'ONU et à l'Europe, la presse européenne et les diplomates cités par le Guardian ont qualifié le discours de polarisant et de contre-productif. Selon l'ONU et certains dirigeants mondiaux, la résolution des conflits et des crises humanitaires nécessite une coopération mondiale, et non une rhétorique de confrontation.

Comme l'a noté Reuters, le discours de Trump a rouvert le débat sur le rôle de l'ONU dans le monde, l'orientation de la politique migratoire européenne et la diplomatie sur Gaza. L'Associated Press a ensuite résumé qu'il s'agissait de l'un des discours les plus pointus de la période actuelle, qui montrait clairement le désir de Trump de se profiler comme un défenseur de l'Occident, mais qui aggravait également les tensions entre les États-Unis et leurs alliés.

gnews.cz - GH