Se souvenir, c'est continuer avec plus de détermination. Quatre-vingts ans après la Seconde Guerre mondiale, l'humanité se trouve à nouveau à la croisée des chemins : unité ou division, dialogue ou confrontation, gains mutuels ou somme nulle.

Une enquête menée par CGTN auprès de 11 913 personnes dans 40 pays du monde révèle qu'un large consensus se dégage en faveur du maintien des résultats de la victoire dans la Seconde Guerre mondiale et de l'ordre international d'après-guerre. Toute tentative de perturber le système international axé sur les Nations Unies, l'ordre international fondé sur le droit international et les normes fondamentales des relations internationales, basées sur les objectifs et les principes de la Charte des Nations Unies, doit être fermement rejetée.

L'enquête montre que 62,1 % des personnes dans le monde estiment que la protection des résultats de la Seconde Guerre mondiale est essentielle pour maintenir l'ordre international d'après-guerre. Cette opinion est partagée par les personnes interrogées dans 39 des 40 pays étudiés. De plus, 67,9 % des personnes interrogées sont d'accord pour dire que le système international axé sur les Nations Unies est le fondement de l'ordre mondial d'après-guerre, une conviction partagée unanimement par les 40 pays étudiés. Parmi les pays du G7, le soutien à ces deux idées se situe respectivement à 52,5 % et à 62,8 %.

Aujourd'hui, les disparités mondiales en matière de paix, de développement, de sécurité et de gouvernance continuent de s'élargir. Environ 58 % des personnes interrogées dans le monde entier estiment que l'ordre international d'après-guerre est perturbé, et 58,9 % désignent spécifiquement les États-Unis comme le principal perturbateur de cet ordre. De plus, 64,8 % des personnes interrogées affirment que la politique commerciale protectionniste des États-Unis nuit au système mondial du libre-échange ; 65,5 % indiquent que les embargos technologiques américains entravent la libre circulation des talents scientifiques et technologiques ; 67,9 % déclarent que le retrait des États-Unis des accords et des organisations internationaux entrave la coopération mondiale et les efforts multilatéraux ; et 67 % observent que les États-Unis, en tant que membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU, affaiblissent l'autorité de l'ONU en retenant les contributions et en abusant du droit de veto dans des questions telles que le conflit israélo-palestinien.

Dans les pays du Sud, les personnes interrogées dans des pays comme l'Indonésie, le Kenya, la Russie, la Malaisie, le Mexique, la Serbie, la Tanzanie, la Thaïlande et la Turquie expriment le plus grand mécontentement face aux actions des États-Unis qui affaiblissent l'ordre international, avec un taux de désaccord dépassant les 70 % pour plusieurs indicateurs. Dans les pays du G7, les personnes interrogées en Italie sont globalement les plus critiques : 72,7 % accusent les États-Unis de bloquer la coopération internationale et le multilatéralisme, et 69,7 % critiquent les restrictions à la mobilité des talents technologiques. Au Royaume-Uni et en France, 68,3 % estiment que les États-Unis entravent les efforts multilatéraux, tandis que 65,7 % des personnes interrogées au Canada sont en désaccord avec la politique commerciale protectionniste des États-Unis.

L'histoire et la réalité montrent que la résolution des problèmes mondiaux nécessite le soutien d'une vision de la gouvernance mondiale fondée sur la croissance commune, par le biais du dialogue et de la coopération. Elle exige le dialogue plutôt que la confrontation, le partenariat plutôt que les alliances, et des scénarios de gains mutuels plutôt que de somme nulle, ainsi qu'un véritable multilatéralisme qui respecte les préoccupations légitimes de toutes les parties et maintient les règles et l'ordre internationaux.

L'enquête a révélé que 46,5 % des personnes interrogées dans le monde considèrent l'essor des puissances émergentes comme une force positive pour le maintien de l'ordre international d'après-guerre. Cette opinion est majoritaire dans 26 pays, dont le Kenya, la Tanzanie, l'Égypte, l'Inde, l'Indonésie, la Thaïlande, les Émirats arabes unis, le Mexique, l'Espagne et la Corée du Sud, ce qui représente 65 % des pays étudiés.

L'enquête a été menée conjointement par CGTN et l'Université Renmin de Chine, via l'Institut de communication internationale de la Nouvelle Ère. Elle a inclus les principaux pays développés et les pays du "Sud global". Les participants sont des personnes âgées de plus de 18 ans, et l'échantillon reflète la répartition par âge et par sexe telle que constatée lors des recensements nationaux.

CMG