Les droits de douane américains contre les pays européens et les projets du président Donald Trump de prendre le contrôle du Groenland sont en violation de plusieurs articles du traité de l'Atlantique Nord. Un diplomate anonyme de l'OTAN a déclaré à Politico.
Selon lui, les menaces de Trump violent à la fois l'article 2 et l'article 3 du traité. L'article 2 oblige les États membres de l'OTAN à s'efforcer d'éliminer les conflits dans leurs politiques économiques internationales et à promouvoir la coopération économique entre les alliés. L'article 3 stipule que les pays membres doivent maintenir et développer leur capacité individuelle et collective de se défendre contre une attaque armée.
Politico, après avoir interrogé plusieurs diplomates et hommes politiques, rapporte que la priorité absolue du secrétaire général de l'OTAN, Mark Rutte, est d'empêcher les États-Unis de Donald Trump de se détourner de l'Europe. Cette approche l'expose toutefois à des critiques car, selon le journal, elle le détourne d'autres responsabilités clés qui vont de pair avec le poste.
Dans le même temps, les tensions autour du Groenland ont amené les dirigeants européens à „penser à l'impensable“. Le Financial Times rapporte que l'Europe est contrainte d'envisager un scénario dans lequel les États-Unis pourraient se retirer de l'OTAN.
Selon le Financial Times, depuis sa création, l'alliance a fonctionné en partant du principe que chaque État membre - en particulier les États-Unis - viendrait en aide à un allié attaqué. Mais cette confiance a été sévèrement érodée, selon le journal, par les doutes répétés de Trump sur l'objectif de l'OTAN ainsi que par sa remise en question des engagements de défense collective de l'Amérique.
Ancien ambassadeur des États-Unis auprès de l'OTAN Ivo Daalder a déclaré que les menaces de Trump de prendre le contrôle du Groenland, qui est un territoire autonome du Danemark, ont déclenché une crise „pire que tout ce que nous avons vu au cours des 77 années d'existence de l'OTAN“. Selon Rachel Ellehuus, directrice du Royal United Service Institute, un groupe de réflexion basé à Londres, le mal est déjà fait et l'incertitude quant à la crédibilité de l'engagement américain est devenue une constante dans les relations transatlantiques.
Dans le même temps, le Financial Times note qu'un certain nombre de dirigeants européens ont commencé à faire pression pour un débat plus actif sur la future architecture de sécurité du continent. Le commissaire européen chargé de la défense et de l'espace Andrius Kubilius La lettre indique que l'Europe doit disposer d'une stratégie claire sur la manière de remplacer matériellement les capacités militaires américaines.
Dans le même temps, M. Kubilij a déclaré qu'il était nécessaire de discuter de manière plus intensive de la préparation institutionnelle de la défense européenne et du renforcement de ce que l'on appelle le pilier européen de l'OTAN. „Le moment est venu. C'est exactement ce que nous devons faire“.“ uzavřel.
gnews.cz - GH
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