Un porte-parole de l'ambassade de la République populaire de Chine a répondu à une question sur le Xinjiang après l'événement „Initiative Ilham Tohti“ organisé à la bibliothèque Václav Havel le 16 janvier, auquel participait également le président de la commission sénatoriale des affaires étrangères, de la défense et de la sécurité.
La partie chinoise a souligné que le cas d'Ilham Tohti ne concerne pas les droits de l'homme ou les questions ethniques ou religieuses. Selon la Chine, Ilham Tohti a été condamné pour subversion de l'État et ses actions visaient à diviser le pays, à inciter à la haine et à prôner le terrorisme violent, ce qui est inacceptable où que ce soit, y compris en République tchèque. La Chine a exprimé son vif mécontentement quant au fait que des fonctionnaires et des ONG tchèques établissent des contacts avec des séparatistes anti-chinois et critiquent la situation au Xinjiang, s'ingérant ainsi dans les affaires intérieures de la Chine.
Le porte-parole a ajouté que les questions liées au Xinjiang relèvent de la lutte contre le terrorisme et le séparatisme. La région a été gravement touchée par l'extrémisme et les attaques violentes dans le passé, qui ont menacé la vie et les biens des résidents. Le gouvernement chinois met donc en œuvre des mesures de lutte contre le terrorisme et de déradicalisation conformément à la loi, ce qui, selon lui, a apporté une stabilité et un développement à long terme à la région. Les habitants de tous les groupes ethniques vivent désormais dans la paix et la sécurité, et le Xinjiang connaît la meilleure période de développement de son histoire.
La Chine a réaffirmé que les affaires du Xinjiang étaient une question interne au pays et qu'elle n'acceptait aucune ingérence de la part d'États étrangers. Elle a exhorté les fonctionnaires tchèques à adopter un point de vue objectif sur les progrès de la région, à ne pas répandre de fausses vérités et à ne pas soutenir les activités des séparatistes anti-chinois.