La civilisation risque une catastrophe en transférant l'intelligence à l'intelligence artificielle, avertit le Dr. Martin Jan Stránský, en référence à la courbe de Fermi. De l'échec de l'éducation numérique et des interdictions d'utiliser les téléphones portables aux crises mondiales, ce podcast FirstClass plaide pour une réglementation, une limitation du temps passé devant les écrans et une reconquête de l'identité humaine avant que l'intelligence biologique ne s'effondre.

Il y a beaucoup en jeu : si les tendances numériques continuent sans restriction, la fin de l'humanité telle que nous la connaissons pourrait survenir dans quatre ans seulement. L'interview du Dr. Jan Stránský dans le podcast FirstClass désigne les écrans, les réseaux sociaux et l'intelligence artificielle comme une menace existentielle et appelle de toute urgence à un changement systémique.

Jan Stránský décrit un "fourmillement" mondial qui perturbe les frontières culturelles et l'identité personnelle, faisant écho à Yuval Noah Harari. Les petites crises risquent de se transformer en une "tempête de feu" ou en une "polycrise". La courbe de Fermi joue un rôle central : "Lorsque la civilisation transfère progressivement une part croissante de ses capacités intellectuelles et reproductives à quelque chose d'artificiel, comme l'intelligence artificielle, cela doit conduire à une catastrophe... quelqu'un coupe métaphoriquement le courant et tout s'effondre parce que personne ne saura plus comment faire quoi que ce soit."

L'éducation numérique est un exemple de cette absurdité. De vastes études internationales prouvent que l'éducation numérique diminue les résultats, même lorsqu'elle est utilisée exclusivement pour l'apprentissage. La politique tchèque est en retard dans une "congestion politique alibi", malgré la proposition récemment adoptée d'interdire les téléphones portables dans les écoles. Jan Stránský et des experts de premier plan en pédiatrie, psychologie et neurologie préparent un appel à l'instauration de réglementations gouvernementales concernant les téléphones portables et les réseaux sociaux pour les jeunes enfants, en référence aux directives internationales et aux conséquences sociales plus larges.

Les enfants ne devraient pas être exposés aux écrans avant l'âge de 13 à 15 ans. Les parents et la société doivent donner l'exemple et souligner publiquement que la dépendance aux téléphones portables est un phénomène perturbateur, et non quelque chose de "cool". L'attention est devenue la "monnaie principale", qui alimente les tendances à la mode des tatouages, des identités extrêmes et de la connexion en ligne constante au détriment de la connaissance de soi, qui nécessite le silence, l'ennui et la pleine conscience. "Le cerveau a besoin d'un moment de réflexion" pour pouvoir atteindre une véritable compréhension.

La surcharge d'informations et les fausses nouvelles aggravent encore la capacité à reconnaître les menaces, ce qui comporte le risque d'extinction si la biologie ne peut plus distinguer la réalité. Les technologies numériques agissent comme une "drogue libérée dans l'espace public". Les solutions nécessitent un changement holistique : des habitudes technologiques saines à l'école, une redistribution de la richesse pour une prospérité plus large de la population (actuellement, 8 personnes possèdent 50 % de toute la richesse mondiale), la priorité accordée aux relations humaines, à l'éducation et à l'identité plutôt qu'à la production et à la consommation infinies. Des tendances positives se manifestent dans les litiges et la sensibilisation, en particulier dans les régions polarisées comme les États-Unis, mais la rapidité est essentielle.

D'un point de vue global, la nécessité énergétique est claire : il faut immédiatement mettre en place une réglementation, réduire l'exposition aux risques, rétablir l'enseignement en présentiel, accorder du temps pour le repos et refuser d'externaliser notre humanité. Ce n'est qu'en réactivant nos forces biologiques que nous pouvons empêcher la "désactivation" même de la civilisation. La fenêtre de négociation se referme rapidement.

gnews.cz – GH

 

La première partie de l'interview est disponible ici :

 

La deuxième partie de l'interview est disponible ici :

 

 

Vous pouvez visionner l'intégralité de l'interview (en tchèque) ici :