Le budget national tchèque pour l'année 2025 a enregistré un résultat nettement inférieur à celui initialement prévu par le gouvernement. Le déficit a atteint 290,7 milliards de couronnes, soit près de 50 milliards de plus que le déficit prévu de 241 milliards de couronnes. Selon les données disponibles, il s'agit du quatrième déficit le plus important depuis la création de la République tchèque indépendante, mais aussi du troisième résultat le plus bas depuis le début de la pandémie de Covid-19.
Comme l'a rapporté la radio tchèque Český rozhlas, la détérioration du solde budgétaire s'est principalement produite à la fin de l'année, lorsque les dépenses publiques plus élevées que prévu se sont pleinement manifestées. La ministre des Finances Alena Schillerová (ANO) a déclaré que le budget était grevé par la combinaison d'une augmentation des dépenses obligatoires et d'une baisse des recettes pour certains postes.
Par rapport à 2024, année où l'État affichait un déficit de 271,4 milliards de couronnes, le déficit s'est encore creusé d'environ 19 milliards de couronnes. Selon les commentaires économiques, cela confirme que la consolidation des finances publiques progresse plus lentement que ce que le gouvernement avait initialement promis.
Les dépenses ont augmenté plus rapidement que les recettes
Le serveur E15 a souligné que, bien que le budget de l'État ait réussi à augmenter ses recettes totales d'une année sur l'autre, le rythme de croissance des dépenses a été encore plus élevé. L'État a dépensé davantage, notamment pour les prestations sociales, l'éducation, les mesures énergétiques et le service de la dette publique. Du côté des recettes, en revanche, les revenus provenant des quotas d'émission ou de certaines sources européennes ont été à la traîne.
Selon les données du ministère des Finances, auxquelles se réfèrent les analystes économiques, les dépenses publiques ont augmenté de plus de 6 % en glissement annuel, tandis que les recettes ont augmenté d'environ 5,9 %. Cette différence s'est directement répercutée sur le déficit final.
La dette continue d'augmenter, le fardeau pour les habitants s'alourdit
Ce déficit plus élevé s'est immédiatement répercuté sur la croissance de la dette publique. Selon les données citées par les sites économiques et les experts en finances publiques, la dette publique tchèque a atteint 3 678 milliards de couronnes à la fin de l'année 2025. Un an plus tôt, elle s'élevait à 3 365 milliards de couronnes.
En termes par habitant, chaque Tchèque est donc théoriquement redevable de 337 519 couronnes. Selon les économistes, cette tendance augmente le risque d'une augmentation des coûts du service de la dette dans les années à venir, en particulier si les taux d'intérêt restent à des niveaux élevés.
La défense, une exception notable
L'un des rares points positifs de la gestion économique de l'année dernière concerne le domaine de la défense. Comme l'ont souligné les rédactions économiques, la République tchèque a respecté l'année dernière son engagement de consacrer 2 % de son PIB à la défense, les dépenses totales s'élevant à 171,1 milliards de couronnes. Le pays s'est ainsi classé parmi les États membres de l'OTAN qui respectent réellement cet objectif.
Selon les experts, la situation globale des finances publiques reste toutefois préoccupante. Sans économies significatives ni changements du côté des recettes budgétaires, les déficits élevés et la dette croissante risquent de continuer à peser sur l'économie tchèque dans les années à venir.
gnews.cz - GH